Un NBH intense se défait de Rouen
Dans un match physique et accroché, le Nantes Basket Hermine est parvenu à se défaire du Rouen Métropole Basket sur le score de 83 à 78. Privés de Christopher Manerlax et de Wendell Davis et avec un Marcus Gomis amoindri (angine durant la semaine), les Nantais ont su se montrer solidaires et suffisamment intenses pour s’imposer face à des Rouennais eux-mêmes privés de Vincent Vent victime d’un AVC cette semaine. Défaits à Poitiers la semaine passée, les joueurs de Rémy Valin ont donc bien réagi pour signer leur 2ème succès de suite à la Trocardière.
Le début de rencontre était équilibré entre les 2 formations (6-5). Grâce à 2 réussites à 3 pts consécutives signées Lucas Bourhis et Marcus Gomis, le Nantes Basket Hermine prenait l’avantage (12-8). Et les joueurs de Rémy Valin signaient ensuite un 6-0 pour prendre 7 longueurs d’avance (18-11). Mais les Rouennais se montraient adroits à longue distance (5 sur 9 dans le 1er quart-temps) pour réduire l’écart et même revenir à hauteur de leur hôte après les 10 premières minutes (21-21).
Le NBH reprenait fort au début du 2ème quart-temps avec un 8-0, l’oeuvre du duo Mouhri – Gassaud (29-21). Dennis Ona Embo stoppait la série nantaise d’un tir primé mais Javon Masters et ses partenaires continuaient de faire la course en tête. L’écart en faveur des Nantais montait ainsi jusqu’à +9 (40-31) malgré leur grosse maladresse aux lancers-francs (6 sur 14 à la mi-temps !). Cependant, Rouen terminait fort cette première mi-temps avec un 8-0 même si Leny Kangudia, d’un joli shoot extérieur, redonnait 3 points d’avance aux siens (42-39) au moment de rejoindre les vestiaires.
Changement de dynamique au début du 3ème quart-temps : le Rouen Métropole Basket, emmené par son meneur américain Jalen Moore, parvenait à repasser devant (45-48). La réaction nantaise ne se faisait pas attendre avec un 8-0 pour remettre la troupe de Rémy Valin dans le bon sens de la marche (53-48). Sur une réussite à 6m75 de Marcus Gomis, Nantes comptait même 9 longueurs d’avance (58-49). Mais Rouen parvenait une nouvelle fois à limiter la casse pour revenir à 4 petits points (60-56) avant la dernière période.
Et les Normands reprenaient l’avantage furtivement (65-66) à la suite d’un bon passage de son scoreur Akram Naji. Nantes repartait de l’avant et trouvait son pivot Yauhen Massalski dans la raquette pour quelques points bienvenus pour reprendre l’avantage. Les Normands restaient néanmoins au contact grâce notamment à Igor Mintogo. Mais Javon Masters se montrait impeccable sur la ligne des lancers-francs pour assurer le gain du match sur le score final de 83 à 78.
Après une prestation décevante à Poitiers, les Nantais ont donc su réagir devant leur public en mettant les bons ingrédients : de l’intensité et de l’énergie à défaut de se montrer brillants dans le jeu.
Nos Nantais se déplaceront sur le parquet de l’ALM Evreux mardi où ils tenteront de créer la surprise avant de recevoir les Alsaciens de l’ASA Basket dès vendredi prochain 20h à la Trocardière.
Les réactions en conférence de presse :
Rémy VALIN (coach de Nantes) : « On a défendu dur. J’ai fait 20 ans de Pro B et 2 saisons des Betclic. Oui il y a beaucoup de différences. C’est un championnat d’apprentissage à tous les niveaux, que ce soit pour les joueurs ou les arbitres. Ce soir, on a joué dur, contesté les déplacements. On voulait annihiler les systèmes de jeu. On a eu une réaction dans le combat. Quand on a fait quelques pêchés d’individualisme, ils sont revenus. Il y a eu des pertes de balle évitables mais il faut batailler à chaque match. Tant qu’on ne fait pas les efforts, c’est plus compliqué. On est un peu dans la même lignée que contre Quimper. Maintenant, il faut qu’on arrive à jouer ensemble. Ce soir, je suis content car on était amoindris. C’est bien, on est allés chercher les ressources. En fin de match, on a mis les lancers-francs, on a été présents au rebond offensif. Yauhen a mis 3 contres, a mis un shoot important. C’est un joueur qui a besoin de confiance et c’est par le collectif que cette confiance arrive. On va aller à Evreux, qui est le leader, dans une salle que je connais très bien. On sera outsiders sur ce match là. »
Jean-Denys CHOULET (coach de Rouen) : « Aujourd’hui j’ai 68 ans, c’est mon anniversaire. Ca fait plus de 30 ans que je suis dans l’élite. J’ai toujours essayé d’apprendre à mes joueurs à jouer proprement. Mais on ne peut pas jouer ! Je ne connais pas la Pro B. Enfin si je l’ai connue en 2000. On ne peut pas jouer au basket. On travaille beaucoup sur des systèmes de jeu. On ne peut pas jouer au basket car on est tout le temps agrippés. Mais rien ne change. On ne joue pas au handball : on ne peut pas ceinturer un joueur en basket. Je suis là par passion, pas pour l’argent. On ne peut pas faire de métier. J’ai le droit de le dire car je suis vieux et j’ai de l’expérience. J’ai le droit de parler face à des gens qui nous massacrent. Comment on peut mettre une technique en fin de match comme ça ? Comment voulez-vous qu’on puisse accepter des choses pareilles ? Il y a un trou béant entre la Betclic et l’Elite 2 à tous les niveaux : au niveau du QI basket, au niveau des arbitres… Quand va-t-on faire quelque chose pour que ça change ? »
Sahel MOUHRI (arrière de Nantes) : « Il fallait mettre de l’intensité. On était diminués. On savait que si on ne se donnait pas à fond, ce serait dur. Il y a eu quelques ballons perdus qu’on pourra éviter. Il faudra être dans la même mentalité mardi à Evreux. C’est rageant car on fait le job mais on perd des ballons car on va peut-être trop vite parfois. Avec le temps, on en fera de moins en moins. J’ai eu un bon impact sur ce match donc je suis plutôt content surtout que ça se termine par une victoire. Le coach attend de moi que je mette de l’énergie, que je pousse la ballon. »
Rosaire MALONGA (arrière de Rouen) : « En 1ère mi-temps, on n’était pas en place défensivement. On les a laissés prendre trop de rebonds défensifs. Il y a des fautes techniques que je ne comprends pas. Je vois ça comme une injustice. Il y a des coups de sifflets en fin de match qui ne se sifflent pas. On ne doit pas se cacher derrière ça mais c’est quand même gros. »
CB.
